Cryptoleft est un manifeste cypherpunk dédié à la création de cryptomonnaies libres basées sur la blockchain Bitcoin comme bien commun, et étendue à des sidechains communautaires anonymes. Notre projet vise à concrétiser l’usage de devises anonymes et décentralisées au service de tous.
Nous croyons que :
- La pièce métallique est la première monnaie moderne parce qu’anonyme et décentralisée à son possesseur ; nous marquons des pièces de monnaie physiques pour matérialiser nos portefeuilles de cryptomonnaie (seeds) : leur valeur métallique intrinsèque est ainsi fusionnée avec du cash anonyme électronique.
- La monnaie est un bien commun, universel et fini. La masse monétaire doit être fixe, contrainte par les limites planétaires, garantissant un développement économique durable. Bitcoin, par sa preuve de travail et son intégrité mathématique qui empêche la double dépense, est notre référence fondamentale.
- L’épargne est une sécurisation. Le paradigme Bitcoin bouleverse la logique spéculative des intérêts composés du système financier conventionnel. Seul l’anonymat permet une épargne valorisée sans l’inflation scripturale.
Nos Principes Fondamentaux
Faites tourner vos nœuds blockchain (Run Your Node) !
L’exécution d’un nœud Bitcoin est essentielle à la souveraineté individuelle. Elle assure des transactions rapides, des frais réduits et un anonymat accru via le Lightning Network ou la sidechain Monero. Nous reconnaissons la neutralité de l’anonymat et visons à l’utiliser pour la protection de la vie privée.
Protégez vos clés (Hold Your Key) !
La génération et la gestion des clés privées sont des actes fondamentaux de souveraineté numérique. Elles doivent impérativement être effectuées hors ligne pour garantir une sécurité et une confidentialité maximales. Le marquage des seeds sur les pièces doit donc être décentralisé.
Choisissez le code du duo bitcoin-Monero (Choose Your Code) !
En tant que Cryptoleft, nous nous inscrivons pleinement dans la tradition des communs (logiciel libre et copyleft). Nos développements seront publiés sous des licences GNU (GPL), combinées à un principe de viralité de l’anonymat.
Comment Contribuer ?
Cryptoleft est un projet qui cherche à agréger une communauté de développeurs, cryptographes, designers et penseurs engagés. Nous sommes à la recherche de contributions pour :
- Développer des applications spécifiques basées sur Bitcoin et les sidechains.
- Améliorer l’infrastructure de nos sidechains anonymes.
- Participer à la recherche sur la cryptographie et la confidentialité.
- Contribuer à la documentation et à l’évangélisation de nos principes.
Rejoignez-nous et bâtissez les outils d’un futur financier plus libre.
In Code We Trust : We Are Satoshi.
Représentant plus de 1% de la capitalisation mondiale en 2025, le bitcoin est une blockchain incorruptible et résistant à la censure ; basée sur l’énergie, sa masse monétaire de 21 millions de bitcoin est alignée écologiquement sur les limites planétaires : elle peut être qualifiée, soit de banque centrale de la nature, soit de retour de la libre frappe en satoshi.
Quel support secret ?
Il existe quatre principaux types de portefeuilles (wallets) :
- Les portefeuilles en ligne : Hébergés sur des plateformes en ligne, ils sont pratiques mais présentent un risque plus élevé de piratage.
- Les portefeuilles logiciels (chauds) : Installés sur des appareils (ordinateurs, smartphones), ils offrent un compromis entre sécurité et praticité.
- Les portefeuilles matériels (froids) : Ce sont des dispositifs physiques (clés USB, cartes) offrant un haut niveau de sécurité en stockant les clés privées hors ligne.
- Les portefeuilles physiques (gelés) : ce sont des wallets offrant une sécurité maximale ; ils sont totalement déconnectés de l’internet sous forme de « paper wallet » ou « physical bitcoins ». Générés en DMZ, ces derniers prennent généralement la forme d’un jeton en métal précieux encapsulant une clé privée sous forme d’un mini QR code, scellé par un hologramme sécurisé.
Ne pas confondre les wallets et les gestionnaires de wallets (comme Guarda ou metamask) pour gérer les portefeuilles de crypto-monnaie : les wallets sont importés dans les gestionnaires de wallets, ce qui permet d’accéder aux cryptomonnaies et de les envoyer vers un autre wallet.
Pourquoi utiliser des jetons métalliques ?
La juxtaposition de « bit » et de « coin » n’est pas anodine. La blockchain est un registre centralisé des transactions répliqué par des nœuds (environ 20000 nœuds bitcoin accessibles en 2024) ; les pièces de bitcoin véritablement décentralisés sont placées sur des portefeuilles de cryptomonnaie à froid (cold wallets).
Historiquement, la pièce de monnaie a permis une forme de décentralisation économique. Avant l’avènement des systèmes bancaires centralisés, les pièces de monnaie permettaient aux individus d’échanger des biens et des services de manière relativement autonome. Chaque pièce avait une valeur intrinsèque (liée au métal précieux dont elle était faite), ce qui conférait à son possesseur une certaine indépendance et un anonymat par rapport aux autorités centrales.
Depuis la confiscation de l’or par les banques centrales suite à la crise de 1929, seules les pièces en argent ont été frappées jusqu’en 1969. La démonétisation de l’or et de l’argent a conduit à une forte baisse de la valeur relative de ces métaux précieux par rapport au cours forcé de la monnaie légale fiduciaire en circulation.
Dès lors, il semble être complémentaire de marquer de « bits » (au sens de « mot » de la seed phrase) sur des « coins » ; cette association de « bits-coins » est un duo gagnant-gagnant : il transforme en effet la valeur intrinsèque des pièces en métal précieux en une nouvelle forme de cryptomonnaie anonyme.
» C’est comme si tu avais un coffre-fort avec une combinaison secrète. Pour ne pas oublier cette combinaison, tu peux l’écrire sur plusieurs petits papiers et les cacher dans différents endroits sûrs ou les confier à plusieurs personnes de confiance. Les jetons métalliques, c’est un peu comme ces petits papiers (« paper wallet« ), mais en plus solide et plus valorisable si tu utilises des jetons numismatiques en métal précieux. «
Nos valeurs
Imaginez un monde ou la monnaie est vivante jusqu’en l’an 2140 : après cette date, elle ne pourra pas générer aucun satoshi supplémentaire ; cette masse monétaire définitive de 21 millions de bitcoin s’alignera sur les ressources de la terre comme une banque centrale de la nature. En supposant que l’espèce humaine existe encore en 2140, le système bitcoin prendra en charge les frais de transactions via ses nœuds.